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CONTACTER S. NAUD

Je n'exercerai plus en Île-de-France à partir du 31/07/17 pour :

Ouverture de mon NOUVEAU CABINET à L'Île d'Olonne en Vendée à partir de SEPTEMBRE 2017.

Merci à vous tous et au plaisir de vous revoir peut - être en Vendée !

Actuellement je ne prends plus de nouveaux patients à Viry - Châtillon, je terminerai mes consultations fin juillet (suivis).

Pour Viry - Châtillon et Paris, contactez directement Mme RETION Alexandra (Lieusaint et Paris), pour Montereau contactez directement Mme Emilie THEVENARD.

Publié par Sibylle NAUD, Diététicienne - Nutritionniste

Femme mangeant un sandwich kebab, le 27 novembre 2006 (P.STEFFEN/MAXPPP).

 

Encore un énième avis de nutritionniste sur le kebab que vous vous apprêtez à lire. Et vous êtes déjà lassés avant de commencer à le parcourir. Vous savez ce qui vous attend :  trop gras, trop salé, trop d'intoxications alimentaires, riche en mauvais cholestérol, encore pire avec les frites, idéal pour prendre du poids... Stop!

 

Le succès du kebab parle de lui-même : nous l'apprécions ! Et nous récidivons, de temps en temps, ou régulièrement. Nombre de mes patients mangent sur le pouce, entre deux, comme quasiment nous tous aujourd'hui d'ailleurs. Alors ils me posent LA question ou, plutôt, ils affirment :

 

"Bon, le kebab, je sais que c'est à bannir."

 

Et poursuivent avec un timide (et dépourvu d'espoir) "N'est-ce pas ?". Et là, ils s'attendent à recevoir une réponse du genre :

 

"Évidement, le kebab est interdit, c'est gras, sucré, salé. Avec ça, vous allez – à force – grossir, puis mourir."

 

Décidément, notre profession de diététicien-nutritionniste a bien mauvaise réputation. Et les idées reçues sont nombreuses.

 

Glucides lents, fibres et protéines

 

Du pain, de la salade, des tomates et des oignons, de la viande grillée, une sauce plus ou moins grasse, sucrée ou piquante, une option frites (et j'ai bien dit option car, même si c'est coutume, elles ne sont pas obligatoires). Nous voilà donc avec un plat comportant des glucides lents, des crudités, sources de fibres, des protéines et du gras apporté par les sauces, la viande et les frites (éventuellement). Plutôt complet donc !

 

Environ 300 à 500 kilocalories (kcal) pour le sandwich seul. L'apport calorique dépend de la viande utilisée, historiquement l'agneau grillé, mais, depuis, les choses ayant bien évolué, se glissent sur la fameuse broche du poulet, du veau et même, malheureusement, parfois (souvent) des parures de poulet ou autres (plutôt que de finir à la poubelle, autant que ça serve !). La qualité baisse d'un coup.

 

L'addition calorique dépendra aussi de la sauce, mais surtout (oui, surtout) de la présence ou non des frites. Comptez 400 à 600 kcal supplémentaires avec... Si, en plus, l'on rajoute la bière ou le soda qui va bien, et pourquoi pas, un petit dessert, on passe à une fourchette 1000-1500 kcal pour le repas, soit l'équivalent d'un fast-food très connu (menu avec boisson sucrée + dessert), contre 400 kcal en moyenne pour le grec seul, je rappelle.

 

Le grec-frites n'est pas à bannir

 

Donc, non, bien sûr que non, le grec-frites n'est pas à bannir, comme aucun autre repas, quel qu'il soit. Mais la première chose à faire, c'est de mastiquer, de mâcher, de prendre (un peu) son temps pour le manger et, dès que la satiété est là, de s'arrêter de manger, même si on n'a pas fini.

 

Le corps communique très bien cette sensation de "rassasié" si, et seulement si, l'on est prêt à l'écouter et, surtout, à la respecter. Alors, pour la bière ou le soda, ce sera plutôt pour demain, en tandem avec le sandwich jambon-beurre. Et le dessert, ce sera pour ce week-end, et fait maison ! Aujourd'hui, le kebab se suffit à lui-même.

 

Sachez aussi diversifier. Ne mangez pas un kebab tous les jours, votre corps a besoin de variété. Et c'est bien là qu'est votre marge de manœuvre ; la diversité. Car ce qui fait prendre du poids, ce n'est pas le kebab, ou le chocolat, ou même le kebab-frites ! C'est surtout la répétition – fréquente – de produits – c'est vrai – riches.

 

Et, ce qui fait grossir, c'est aussi et surtout le fait de continuer à manger alors que l'on est rassasié. Comme c'est incohérent quand on y pense. De quoi a-t-on peur ? D'avoir faim dans l'après-midi ? Eh bien mangez ! Si vous avez faim, mangez... mais au moment où vous avez faim. Peur de gâcher ? La prochaine fois, vous demanderez moins de frites.

 

Seul bémol : femmes enceintes, s'abstenir, car, réellement, fréquentes intoxications alimentaires.

 

Sibylle NAUD diététicienne-nutritionniste et Daphnée LEPORTOIS journaliste au "plus"

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